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L'Homme de Beurre, L'Homme de Beurre : Versant S - depuis les Perelles à ski

Sortie

Sommet
L'Homme de Beurre
Itinéraire
Versant Sud par les pistes
Nom
L'Homme de Beurre : Versant S - depuis les Perelles
Dénivelé
543m
Date
28-03-2010
Description

Conditions

Lieu / altitude / orientation / heure Meuble (cm) Totale (cm) Observations
1725 - 1850 40 neige collante sur la piste, mouillée partout, mais fraiche de la nuit
1850 - 2270 60 poudre, un peu trafollée et un peu lourde

Commentaires

Princesse de la Meije

Durant la semaine, les questions de Thom tournaient principalement autour du : "je prends les skis de rando?", "je prends les 2 paires?", "je prends les skis de piste?", "je prends le pack Arva/pelle/sonde?"..... Bref, autant de questions plus où moins fondamentales, tout étant question justement de référentiel, pour ne finir que par la paire de rando, avec les peaux, ce qui d’après mon expérience en la matière me semblais être le minimum, mais  sans sac à dos et sans le fameux pack! Notre référentiel était un week-end « à la neige » avec une bande de joyeux Gones, sportifs pour certains, à leurs heures perdues. Ces dernières étant rares, le niveau de sportivité du week-end ne risquait guère de dépasser celui de notre précédent week-end chez le Helvètes!
Nous ne venions pas à Saint-François Longchamp pour y faire de la rando, mais de la piste, et surtout retrouver des amis autour de bons repas, dans un sauna ou dans une piscine! Le ton du week end étant plutôt du genre détente que sportif !
Pour ne pas décevoir Thom, sait-on jamais comment il aurait pu réagir sans ses 500m réglementaires, j'avais pris soin de prendre également mes peaux, ainsi qu'un sac à dos bien que ce dernier sembla superflu à Thom! J'avais allégé le sac du pack Arva, des couteux, de la pipette et de tout le superflu que l'on prend en rando, que l'on utilise jamais mais que l'on a « au cas où » et qui alourdi le sac!

Après un lever matinal le samedi matin, manifestement trop matinal puisqu'il y eut séance obligatoire de sieste après petit dèj, nous allâmes retrouver ma bande de joyeux Gones perdus sur les pistes en pleine tempête de neige!
Le premier appel de Manu était pour me demander ses lunettes de soleil, la température étant trop élevée pour supporter le masque. Avant que nous ne mettions les skis aux pieds, le ciel avait viré au gris, les flocons virevoltaient et le vent se levait.....Le temps de retrouver les skieurs effrénés, et c'était la tempête! La visibilité était réduite à son strict minimum, c'est-à-dire le bout des spatules, et tandis que Thom, m'attendant tous les 50m, secouait énergiquement ses doigts pour qui ne s'engourdissent point, j'étouffais presque emmitouflée comme pour affronter une tempête! !
Annick, Karine et Aline déclarèrent forfait après une descente avec nous et Manu eu la bonté de nous tenir compagnie, ou du moins à Thom! Moi j'avançais comme je pouvais, je faisais ce que mes skis voilaient bien faire et j'avais parfois l'impression de skier les yeux fermés! Par chance, les pistes étaient désertes, mais les conditions exécrables et la neige quelque peu collante! Enfin vu ma vitesse de descente, elle ne me freinait guère!
Nous regagnâmes vite la chaleur de notre lit pour une sieste réparatrice! D'aucun pourrait penser qu'avec tout ce que nous accumulions de sommeil nous ne dormirions plus la nuit, mais manifestement Thom semble être de même constitution de moi, c'est-à-dire de celle de la marmotte! Thom n'en avait guère besoin, ayant fait peu d'efforts physiques lors de nos quelques rares descentes, mais pour ma part, les cuisses avaient eu le temps de chauffer! Je n'en étais qu'à mon dixième jour de telemark et la deuxième descente me rappelait bien vite que j'avais des muscles encore tout jeunes et fragiles aux cuisses qu'il me fallait ménager!
La tempête avait grossi et en fin de journée, les centimètres s’accumulaient. La neige recouvrait tout et surtout cachait les touffes d'herbes présentes un peu partout! Les Lyonnais s'inquiétaient de savoir comment ils rentreraient le dimanche sur Lyon, sans chaines et pneus neige, alors qu'il n'y avait même pas 20 cm le samedi soir!

Le dimanche au réveil, la tempête s'était calmée mais le ciel n'était guère engageant! ET toute cette neige fraiche qui n’attendait que nous pour être tracée!
Sauf que pour l'heure, d'heure justement je ne voulais plus entendre parler, il me fallait faire une sieste!! Thom avait eu la bonne idée de troquer son vieux mobile pour un nouveau, capable de faire tout ce dont on n'a pas besoin qu'il fasse, mais surtout ce dont on voudrait qu'il fit! Bref, une semaine qu'il le retournait dans tous les sens, qu'il s'énervait dessus et qu'il ne comprenait pas pourquoi son nouveau jouet avait encore des secrets pour lui! Il avait malgré tout décidé, de se servir de ce petit objet très high tech comme d'un réveil. Car bien évidement, la fonction réveil existe toujours..... Il faut toutefois noter, que depuis ce fâcheux épisode qui va suivre, il utilise son vieux mobile comme réveil....
Bref, entre le changement d'heure, la complexité de la chose, il mit le réveil une heure plus tôt, soit au final avec le changement d'heure 2h plus tôt!!! J'ai mis un certain temps à comprendre pourquoi, la nuit m'avait parue si courte! Moins une je demandais le divorce sur le champ! Par chance, nous n'étions pas mariés et je décidais donc de me recoucher!

Quelques heures plus tard, Thom me convainquit rapidement que nous pourrions monter avec les peaux et redescendre, sans c'est mieux!
On m'avait prévenu! Mais je n'arrivais pas à visualiser le concept! Il fallait que je voie, surtout que je le sente! Pour le sentir! Je l'ai senti! Au premier pas! Au premier glissement du ski sur la neige.  Presque l'impression que l'on retenait ma jambe vers l'arrière! J'avais beau essayé de l'envoyer vers l'avant, le pied avançait de quelques pauvres ridicules centimètres! Aucun débattement! Mes pas me paraissaient minuscules, et le pire, c'est qu'ils l'étaient vraiment!
Bon nous n'avions pas de grandes ambitions en cette journée où le soleil ne brillait pas de mille feux et où la tempête menaçait à chaque instant de reprendre le dessus sur ce ciel d’hésitations grisâtres, et d'autant plus que nous avions rendez-vous pour un sauna à 15h et qu'il était déjà 12h45! Nous avions donc prévu de monter, droit devant, en direction du Nord, donc en face Sud... et de faire demi-tour à max 14h15...Le calcul était rapide, j'avais 1h30 max de petits pas ridicules dans la neige! L’absence ne cales ne me gêna guère, et puis je ne pouvais me plaindre de n’en point avoir, Thom ayant décidé de ne point utiliser les siennes, à moins qu’il eut oublié leur mode d’emploi….
Par délicatesse pour son dos, j‘avais pris soin de mettre sur le mien, de dos, le petit sac qui contenait une gourde, plus lourde vide que pleine, enfin si cela était seulement possible, les bonnets, gants, masque et compagnie nécessaires à surmonter la plus féroce des tempêtes… ou presque. Le sac aurait du être léger, mais puisque Thom n’avait point jugé utile d’en prendre un, il est vrai que pour monter entre 2 pistes en suivant une ligne électrique et en se repérant éventuellement au bruit d’un télésiège, le sac aurait presque été superflu ! Sauf qu’à la montée, on a chaud, alors on se déshabille au fur et à mesure que ‘on monte, tandis que le sac lui s’alourdit !

Thom m’avait gentiment laissé faire la trace et aussi par la même occasion porter le sac, mais devant ma peine, à moins que ce ne soit devant les minutes qui s’écoulaient alors que notre progression elle ne progressait guère ou sa peur de ne point atteindre son cota de dénivelé minimum, pour l’heure non déterminé, il prit rapidement la tête de notre cordée.  J’avais encore par moment l’impression d’être devant avec mes skis plus larges, et surtout beaucoup plus lourds ! Je me disais que c’était pire qu’en début de saison avec  mes « vieux » scoot équipés de diamir… freeride ! Tant qu’à être lourd, autant ne pas l’être à moitié ! Bref, je montais, sur une neige fraiche mais loin d’être une neige de cinéma et de nous laisser espérer quelques joies à la descente.
Au début, la pente était relativement plate, ce qui n’arrangeait pas notre vitesse de progression, mais au moins je n’avais pas de conversions à faire ! Tout un roman les conversions ! En temps normal, on ne peut pas dire que j’excelle en matière de conversion, et plus la pente se raidit, plus les difficultés augmentent pour moi ! J’ai beau me chercher des prétextes du style un certain manque de souplesse, tout le monde n’a pas la souplesse légendaire de Force Roz’ et pourtant je suis toujours la première à enlever les skis et les mettre sur le sac ! Alors là, avec des skis lourds, larges, longs,  et sans débattement, je ne saisissais pas bien la technique que j’allais pouvoir tenter de mettre en pratique ! J’avais beau essayé de conceptualiser la chose, le concept ne surgissait pas et restait aux abandonnés absents ! Je profitais d’un léger virage et surtout du fait que Thom soit devant et concentré sur sa trace, pour faire un petit essai….Le résultat fut au-delà de toute attente ! Impossible ! Bon ben il fallait falloir improviser, trouver autre chose, car l’inclinaison de la pente devenait de plus en plus forte, sans toutefois atteindre les 50° ! Par chance, les éléments m’aidèrent quelques peu ! Tandis que les secondes s’étaient égrenées au rythme des minutes, que le vent forcissait, que les flocons grossissaient et que le brouillard nous envahissait, nous avancions doucement par de longues traversées en plein de la piste, rouge d’après les panneaux ! Les skieurs se faisaient rares et nous ne risquions guère de gêner quiconque était susceptible de descendre dans cette neige qui n’invitait pas au plaisir !
Thom prenait de la hauteur, tandis que je peinais et perdais sur lui du dénivelé à chaque conversion ! La technique pour le moment la moins « perte d’équilibre » me semblait être de la conversion vers le bas….
7min31 avant l’heure fatidique de demi-tour obligatoire que nous nous étions imposée, à 520m de dénivelé total effectué, je déclarais à Thom que vu l’état actuel des choses, nous pouvions nous arrêter là, en pleine pente… du moins que moi je m’arrêtais là ! En bon Prince, car à ses heures perdues il s’apparente parfois à un Prince…, il s’arrêta et descendit même jusqu’à moi afin que je me couvre le nez, les yeux, les oreilles et toute partie de ma peau susceptible d’être en contact direct avec la neige, et que je range mes peaux dans le sac!
A plusieurs reprises Thom avait suggéré que la neige, en quantité inégale et trafollée sur le haut, ne serait pas facile à skier ! Je ne m’en étais pas soucié, trop concentré à monter encore un peu à chaque pas pour grappiller quelques mètres ! Je me disais aussi que la descente est toujours la partie la plus facile… enfin jusqu’à aujourd’hui ! Car avec les telemark, dans une neige non préparé ou non vierge, j’avais plus souvent les fesses en contact avec la neige que les skis ! J’arrivais en bas, contente de retrouver pour les quelques mètres de la fin, de la piste damée !
Il était 14h50… juste le temps de se dévêtir et d’aller se faire rôtir au sauna……

ThomasR

Encore un départ matinal... à 12h30. Il ne neige plus, il fait vaguement beau. On doit avoir fini toute activité pour 14h45. Hop! On se décide pour qu'Agnès essaie ses peaux de rando avec ses planches télémark. Sans fixations spécifiques de rando pour le télémark, la foulée est courte ; avec le sac sur le dos, et la neige fraîche, je sens que c'est un peu galère pour Agnès. Rapidement, je fais la trace, puis je porte le sac, Agnès suit mon rythme en soufflant, ça n'a pas l'air de tout repos même à 365 m/h de moyenne ; pour une fois que ce n'est pas moi qui en bave. Nous finirons ainsi à 14h15, heure-butoir que nous nous étions fixée pour faire demi-tour.

Ça tombe bien, le jour blanc et la neige nous tombent dessus. Descente à vue, je tombe dans un beau trou à 5 mètres à côté des pistes... et c'est reparti pour un bon mal de dos... En dehors des passages traffolés et au-dessus de 1800m, la neige est très agréable à skier. Sinon, c'est la guerre des tranchées.

Nous nous en tirons bien au vu des conditions météo du weekend.

Météo

Gris au départ, quelques légers flocons très mouillés en cours de monté, s'accélérant jusqu'à devenir une mini tempête (vent, brouillard, neige...) mais une température relativement douce

Comment y aller ?

Les différents points de départ

Où cela se trouve-t-il ?

Voir aussi :

Ski de rando - Randonnée pédestre - Raquette - Courir 74

Ski de rando 74, parcourez les montagnes des Alpes à ski de randonnée !

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